ODIOT

C:\Users\Pascal LIATARD\Downloads\TransferNow-ODIOT\PICS ODIOT

Odiot a été fondée en 1690 et pendant plus de trois siècles, cette maison d’orfèvrerie a conservé sa tradition de création de pièces exceptionnelles en métaux précieux. À travers les générations, la maison Odiot s’est toujours attachée à transmettre un héritage de savoir-faire, d’intelligence, d’honneur et de renommée.

En devenant fournisseur royal, Odiot devint rapidement l’un des orfèvres les plus prestigieux du XVIIIe siècle. Sous l’Empire, la maison acquiert un statut exceptionnel grâce à Jean-Baptiste Claude Odiot, maître orfèvre de Napoléon 1er et de la famille impériale. C’est ainsi qu’Odiot produisit le berceau du Roi de Rome, fils de l’Empereur, en association avec l’orfèvre Thomire.

Jean-Baptiste Claude Odiot fut l’un des orfèvres les plus illustres de son époque et continua de travailler pour les têtes couronnées du monde entier jusqu’en 1824. Sans oublier le Président Thomas Jefferson qui devint un ami personnel et pour qui il produisit une étonnante timbale en argent

Charles-Nicolas Odiot succéda à son père et fut nommé fournisseur officiel de la cour du Roi Louis-Philippe. En 1856, le fils de Charles-Nicolas, Gustave, devint le maître orfèvre du Second Empire. Parmi ses œuvres les plus remarquables, nous pouvons citer la production de trois mille sets de couverts en or pour Said Pacha, vice-roi d’Égypte. En 1898, la maison Odiot devint le fournisseur officiel de la cour Impériale de Russie. Gustave fut le dernier membre de la famille Odiot à diriger l’entreprise, un règne de plus de deux siècles.

La Maison Odiot a survécu à sa famille fondatrice et reste fidèle à ses origines. À la recherche d’une perfection toujours plus exemplaire, Odiot offre aujourd’hui des produits d’une qualité irréprochable en argent massif, vermeil et bronze doré, qui se situent tous aux limites de l’artisanat le plus exigeant et de l’art le plus pur.

La Maison Odiot est reconnue « Entreprise du Patrimoine Vivant » par le Gouvernement Français.

Au fil de ses 300 ans d’existence, Odiot a constitué une exceptionnelle collection de couverts, illustrant les modes et les styles qui ont marqué chacune des grandes époques du goût français.

L’élégance du XVIIIème siècle, le faste de l’Empire, le romantisme du XIXème, l’audace et le dépouillement de l’Art Déco ont tous leurs témoins dans cette incomparable collection.

Ainsi, la collection Meissonnier, de style Rocaille, exalte les formes en vogue sous Louis XV. Ornés de lauriers, guirlandes et rubans, les collections Louveciennes et Marie Antoinette sont de pur style Louis XVI.

Plus tardifs, les modèles Chateaubriand, Trianon illustrent la variété des inspirations et des modes qui sesont succédées au XVIIIème siècle.

Les lignes rigoureuses du modèle Tétard exprime, quant à elle, la sobriété intemporelle de l’Art Déco.

Par l’opulence de leur décor et le prestige du commanditaire, d’autres modèles font également partie du patrimoine des arts décoratifs français, à l’image de la collection Compiègne, commandée en 1776 pour le pavillon de chasse du roi Louis0 XVI, ou bien encore des collections Laetitia, créé pour la mère de Napoléon 1er en 1806, et Demidoff, réalisée pour le prince Demidoff dans les années 1830.

Pour la fabrication de ses couverts, Odiot utilise un savoir-faire qui a traversé, presque inchangé, les épreuves du temps.

Pour garantir une qualité exceptionnelle à ses clients, notre atelier utilise un alliage « 1er titre », composé essentiellement d’argent (minimum de 925/1000e d’argent) et d’une infime quantité de cuivre, qui renforce la rigidité de l’alliage.

Cet alliage, fondu en lingots, est laminé aux différentes épaisseurs nécessaires à la fabrication des couverts puis découpé en flans.

Chaque flan est cambré puis estampé sur une matrice en acier, sur laquelle a été gravé, en réserve, le décor du couvert.

Le couvert est ensuite ébarbé, puis repris en ciselure afin d’affiner les détails du décor.

En fin de parcours, les opérations d’avivage et de polissage donnent à la matière son éclat et sa brillance.

Afin de renforcer les contrastes et relever les détails des couverts, une patine artificielle peut également être appliquée.

Enfin, lorsque qu’une finition vermeil est choisie, une pellicule d’or 24 carats est alors appliquée sur le couvert en argent massif.

UN TRAVAIL UNIQUE POUR LES PIÈCES DE FORME 

Aujourd’hui, comme depuis toujours, chaque pièce d’orfèvrerie Odiot est fabriquée à la main avec la même passion et un savoir-faire qui a traversé les épreuves du temps. Notre atelier est composé d’une équipe d’artisans aux compétences multiples, créatifs, dotés d’un sens esthétique et hautement spécialisés dans l’orfèvrerie.

Odiot détient une collection d’outils, de moules et de dessins qui constitue un patrimoine plusieurs fois centenaire qui lui permet de produire des modèles utilisant les mêmes techniques, outils et savoir-faire établis par les orfèvres d’hier.

Les pièces de forme en argent massif sont réalisées à partir d’un alliage composé de 95 % d’argent et de 5 % de cuivre. Différentes techniques sont employées pour mettre l’argent en forme en fonction des pièces :

– Les pièces cylindriques sont façonnées en utilisant un tour à repousser sur lequel la feuille d’argent est mise en forme à partir d’un gabarit en bois, appelé « mandrin ». Le repoussage est une technique ancienne de plusieurs siècles.

– Les pièces non-cylindriques sont façonnées entièrement à la main, à l’aide de maillets ou de marteaux. Cette technique permet d’obtenir des pièces de toutes formes.

Que les pièces soient façonnées à la main ou sur un tour à repousser, ces étapes nécessitent de travailler l’argent progressivement et avec beaucoup d’attention afin de ne pas endommager la matière. Une fois que le métal a atteint son élasticité maximum, il doit être chauffé pour retrouver ses propriétés avant que l’orfèvre puisse le travailler à nouveau. Ainsi, l’argent est alternativement façonné et recuit à de nombreuses reprises jusqu’à ce que la forme désirée soit obtenue.